martine aubry ne nous parle ni de désir, ni d'avenir
La prestation télévisée du 16 juin au soir de Martine Aubry a rappelé, aux jeunes le souvenir de sujets récurrents du bac de philo qui ne sont pourtant pas tombés cette année : qu'est ce que l'envie ? Quel lien peut-on faire entre volonté et conviction.
En effet, pour être candidat à la présidence de la République, il faut avant tout en avoir envie : envie d'incarner la fonction présidentielle qui est exigeante et requiert une vraie capacité d'impulsion, envie de convaincre les français et de tracer avec eux une perspective pour notre pays. Martine Aubry nous a prouvé une fois de plus qu'elle n'a pas cette envie.
Les français attendent aussi d'une (presque) candidate à la présidence de la République qu'elle sache ce qu'elle et de quoi elle parle. Or, Martine Aubry n'avance aucune véritable proposition et lorsque, pour ne prendre qu'un exemple, elle en appelle à plus d'investissements en matiére de recherche, c'est pour ignorer qu'au total c'est 39 milliards d'euros qui seront investis de 2007 et 2012 dans les universités et la recherche, soit un chiffre véritablement inédit en la matière.
Le plus consternant lors de cette prestation télévisée est donc bien cette double absence : absence de propositions à la hauteur des enjeux pour la France, absence d'envie et de volonté d'incarner les plus hautes responsabilités de l'Etat.
Il y a quatre ans Ségolène Royal a fait rimer désir d'avenir avec désert d'idées, la première secrétaire du parti socialiste y a ajouté ce soir le désert d'envie. Les socialistes ne savent décidemment plus nous parler ni de désir, ni d'avenir.
louis PENE Nadége CORNELOUP