Donner la priorité à la formation pour l'emploi
Notre région a la responsabilité de la construction et de l'entretien des lycées.
Elle est compétente en matière de formation professionnelle et d'apprentissage. Au titre du développement économique, le conseil régional apporte enfin une contribution en matière d'enseignement supérieur. La formation, au sens large, est donc la première compétence de la région. Accompagner les jeunes et les salariés sur le chemin de la connaissance pour développer leurs compétence et les aider à mieux s'insérer sur le marché de l'emploi est un enjeu considérable qui devient un outil déterminant lorsque, comme aujourd'hui, la crise économique frappe. Or, au lieu de mobiliser les précieux leviers dont elle dispose afin de donner à chaque francilien toutes les cartes en main pour trouver ou retrouver un emploi, la région fait tout l'inverse.
C'est aujourd'hui qu'il faut donner un coup d'accélérateur et c'est aujourd'hui que le Conseil régional, qui, grâce au réformes du gouvernement, est plus riche de 150 millions d'euros, fait marche arrière. Dans les lycées, alors que les retards dans les travaux se multiplient (après avoir nié les faits, la majorité régionale, sous la pression des élus du groupeMP, a été contrainte de reconnaître les difficultés), les crédits d'investissements chutent de 31 millions d'euros. En matière de formation professionnelle et d'apprentissage, les crédits sont aussi orientés à la baisse: -15% pour la construction et la rénovation des CFA, quand l'Etat met les bouchées doubles (500 millions d'euros supplémentaires pour l'apprentissage dans le cadre du grand emprunt). Résultat: alors que la région a les moyens de mener une politique ambitieuse, elle réduit ses aides et oppose des obstacles injustifiables pour l'ouverture de classe de BTS en apprentissage. Lenseignement supérieur, enfin. Après des mois de refus, la région s'est enfin décidée à participer, comme toutes les autres régions de France et comme le groupe MP l'y invitait, à l'opération Campus lancée par le gouvernement. Reste désormais à savoir combien elle investira en face des 4 milliards d'euros engagés par l'Etat pour moderniser l'immobilier universitaire francilien.
Avec une dépense pour l'enseignement supérieur et la recherche de 282 euros par étudiant, la région est actuellement loin du compte : 20è sur les 22 régions métropolitaines et très loin de l'Aquitaine avec ses 781 euros. Alors que la crise frappe, que les bouleversements de l'économie mondiale réclament de plus en plus de qualifications de la part des travailleurs, la formation est plus que jamais l'enjeu majeur pour garantir l'emploi et des emplois de qualité. Le groupe MP a fait un choix et des propositions très claires: investir et donner la priorité à la formation pour surmonter la crise. A la région de changer de politique et de démontrer qu'elle sait, elle aussi, être au rendez-vous de l'enjeu.
<<Notre choix est clair : investir et donner la priorité à la formation pour surmonter la crise.>>
Louis PENE Nadége CORNELOUP